Six order pieces de Thomas Lebrun

Publié le par freesia

Une chose est certaine : Thomas Lebrun sait rendre hommage. Celui que l'on prendrait facilement pour un jovial comparse est surtout un homme qui désigne l'essentiel. La vie est intense, elle nous grandit, pour peu qu'on y choisisse ce qui nous construit. 

Six soli de dix minutes, une pièce de collaboration avec des êtres différents, ceux-là mêmes avec lesquels il souhaitait créer pour interpréter de nouveau après cinq années de seule chorégraphie. Un solo final où le chorégraphe absorbe les autres soli pour, d'une seconde à une autre, passer d'un état à un autre : de la lenteur conduite par la lumière à la vivacité d'une gestuelle technique, du sautillement enfantin au speed de la violence, de la découverte à la mémoire... Des projections vidéo, une voix hypnotisante, et cet extrait où l'on retrouve Bernard Glandier dansant Pouce !, solo transmis à Thomas Lebrun qui vient de l'interpréter à l'instant sous nos yeux.

Pas de pathos mais l'essentiel.

Voilà ce que nos rencontres génèrent.

Interprète ici, le chorégraphe témoigne d'une envie justifiée, d'un besoin réel d'exprimer par le mouvement les sensations dénichées avec d'autres artistes.

Des univers variés de quelques minutes à chaque fois ; on devine combien il a fallu canaliser chacun des protagonistes. Les transitions relient tant et si bien les soli qu'on en oublie le processus de création.

Un exercice de style qui réveille, révèle et va loin.

 

Publié dans Effervescence

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