Petites et grandes complications de Nicolas Maloufi

Publié le par freesia

EFFERV~1NICOLA-2.JPG

crédit photo Delphine Micheli

Les danseurs, dont Nicolas Maloufi, vêtus d’une chemise et d’un pantalon sombres, évoluent en groupe synchrone, pour que l’un s’en détache parfois, passent au sol en douceur, comme au ralenti pour mieux accélérer juste après. L’un s’assoit dans le public, l’autre danse derrière les spectateurs. Proximité et douceur n’empêchent pas vitalité et rythme ! Des consignes sont lancées à voix haute indiquant quelle phrase danser seul, en trio, en duo. Il faudra tourner la tête, s’attendre à devoir choisir ce que l’on veut regarder !

Aborder la complexité du monde, de la vie, de l’être, sans la paraphraser, voilà le désir de Nicolas Maloufi. Il l’insère dans la cité, la connecte au public pour en faire un spectacle interactif sans prise d’otage. Ainsi l’écriture chorégraphique sera-t-elle modifiée, influencée selon les stimuli envoyés par les spectateurs innocents. La partie s’avère piquante pour les huit interprètes, dont trois musiciens live et l’éclairagiste, qui s’obligent à une écoute aiguë de tous, sur scène et dans la salle. Ils dépassent leurs limites pour finalement témoigner de leur capacité à se surpasser et se découvrir eux-mêmes. Violoncelle, harpe et chant lyrique habillent cette danse que chacun peut accueillir naturellement, ainsi qu’une lecture à voix haute.

On est bien plus que ce que l’on s’imagine être. Telle est la conviction de Nicolas Maloufi. Sa gestuelle fluide, élancée et toute en ondulation reflète, avec ferveur, l’énergie positive qui pourrait nous y faire croire…

Publié dans Effervescence

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article