Bird, Lumière du vide et Les ailes de la gravité d'Ingerborg Liptay

Publié le par freesia

EFFERV~1Bird est peut-être le moyen de voir la danse autrement. Loin de toute étiquette : art, culture, corps… Un solo, physique, dansé par une septuagénaire. Une femme qui ressent, une danse qui respire. Pas une caricature de ce qu’il faut faire. Un exemple de ce qui peut se vivre. Avec Ingeborg, on n’a plus peur de vieillir, de ne pas comprendre la danse, de ne pas se laisser séduire. On touche du doigt la sérénité. Attention à la contagion !

Durant les sept premières minutes de Lumière du vide, on se demande si l’on ne s’est pas trompé. Heavy métal, danse contemporaine, chorégraphe septuagénaire… et pourtant rien ne cloche. Comme par une pichenette sur la joue, on se dépare de nos clichés et ces cinq danseurs mus par des accords irréguliers de guitare électrique s’imposent. Sur une scène nue, trois femmes, deux hommes en tee-shirt et pantalon. Des gestes lisibles, des bras vivants, un lien. On croirait que les interprètes suivent la pulsation de leur cœur. Sans doute est-ce l’énergie musicale qui traverse leurs corps pour y vibrer par cette danse intense.  

Par Les ailes de la gravité, la chorégraphe prolonge son travail sur la musique du groupe métal Tool. L’envie de témoigner de l’importance de la gravité la guide. Pourquoi ne pas considérer la gravité comme force motrice ? Tiens-moi dans tes bras, Gravité-amour, Fais-moi tomber, Pour que poussent mes ailes, tableaux évocateurs.

 

Soirée I. Liptay le 7 juin 2011 au Jardin de Verre à Cholet

 

En raison d'une blessure d'une interprète, Les ailes de la gravité sont remplacées par Fall in light et Insula deserta

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