Arborescence d'Hervé Maigret

Publié le par freesia

Arborescence2-SolM - copieCrédit photo SolM

 

Le rendez-vous était fixé autour d'un arbre remarquable : de quoi, par beau temps, générer l'envie d'une balade. Quelques coussins sur une pelouse, deux ou trois bancs non loin : évidence d'une invitation à s'installer. Ce que l'on fait tout en discutant avec ses amis;

C'est sans doute grâce à cette simplicité, à cette atmosphère du quotidien, que l'on n'a à peine remarqué l'arrivée des cinq danseurs. Ils se sont assis, entre l'arbre et nous, avec des gestes presque anodins. Mais ils sont déjà connectés ; on le sent. Connectés entre eux, connectés à cet arbre gigantesque.

Les voilà qui vont l'enserrer, presque l'escalader, marcher dessus, le  toucher. Comme pour sentir une pulsation, un lien, un souffle. Comme pour se mesurer  à sa grandeur, son rayonnement, sa majesté. Comme pour le tester, pour qu'il résonne en eux.

Deux hommes, trois femmes, cinq personnages. Cinq sensibilités et énergies différentes. La grâce de l'une s'associe à l'énergie de l'autre. Le ressenti de celui-ci va de paire avec la technique de celle-là. Ici les interprètes deviennent une racine de l'arbre en se reliant les uns aux autres depuis le tronc jusqu'à la terre. Là chacun improvise sa relation à l'arbre, ce support.

C'est bien une danse qui vient jusqu'à nous, pleine de la gestuelle d'Hervé Maigret. De ces variations de rythme, des ces poignets vivants, de ces trouvailles.

Vingt minutes qui embellissent une journée ensoleillée et suscitent la discussion entre spectateurs... à  l'ombre du grand arbre.

 

Publié dans Danse

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