Moka de Tatiana de Rosnay édité chez Plon

Publié le par freesia

 

Je l’ai commandé chez ma libraire préférée de la TPL. Je viens de le refermer. Lu d’une traite. Comme à chaque fois.

Je devrais dire : écouté. Comme si j’avais écouté une copine me raconter une terrible période de sa vie. Comme si j’avais pointillé sa narration de « Oh ma pauvre cocotte ! ».

J’ai envie à l’instant de t’appeler, Tatiana, pour te dire ces banalités qui ont dû t’assommer à l’époque. « Tu peux compter sur moi », « tu aurais dû me prévenir », « pense positif, Tats, et tout va s’arranger ». Mais suis-je bête ! C’est un roman ! Et tu n’es pas Djoustine !

J’y ai cru. J’y ai cru dur comme fer. J’ai ressenti son creux au ventre, mes poings se sont fermés comme les siens, je me suis renfermée comme elle. Arabella était ma belle-mère, Emma ma sœur. Ces deux-là me manquent déjà terriblement. De combien d’êtres réels faut-il s’inspirer pour créer une Arabella ? Peu importe, l’essentiel est qu’Arabella m’ait été contée.

Ah Tatiana ! Ton rapport à la musique, aux couleurs, à la technologie me plaît toujours autant. Et toi que j’imagine si entourée d’amis, de confrères, de people, tu imprègnes tes textes d’un sentiment de solitude si finement détaillé ! Djoustine se sent si seule au monde… tout en étant capable d’affronter tout, absolument tout. Rien ne la ferait s’effondrer, me semble-t-il.

Messieurs, prenez-en de la graine ! Peut-être comprendrez-vous un peu mieux la puissance, la détermination, la grandeur des femmes.

Oups ! je m’emballe…

Bref Tatiana, tes romans sont toujours un plaisir car égoïstement, après l’avoir lu, on peut se dire à chaque fois : «  cette nana-là, elle comprendrait tout ce que j’ai à raconter ».

Tu pixellises la vie avec ce talent que peu ont mais qui parle à tous.

Bravo ! et promis, le prochain je le lis dès sa sortie ;-)

 

P.S. : le prénom de ta fille est-il inspiré de cette célèbre chanson de ce célèbre groupe ?

 

 

Quatrième de couverture : une mystérieuse berline couleur moka

lancée à toute allure sur un boulevard à Paris. Un accident de la circulation, un enfant dans le coma, et un chauffard qui prend la fuite. Une enquête qui piétine et une mère qui est prête à tout pour découvrir la vérité.

 

plus d'infos sur son site : Tatiana

ou sur son blog : Fig tree

Publié dans Chroniques

Commenter cet article

Zab 16/04/2007 22:44

La  critique du Point concerne bien sûr le dernier bouquin de tatiana "Elle s'appelait Sarah" et non Moka

freesia 17/04/2007 10:54

je la vois à la fin du mois avec "Sarah" justement

Zab 16/04/2007 22:40

Trés joli critique sur le livre de Tatiana dans le point de la semaine dernière. Je peux te le scanner si tu le veux. bise.

freesia 17/04/2007 10:53

tu serais un ange!

Zab 09/01/2007 21:46

Je garde un excellent souvenir de "la mémoire des murs". Ton article est un argument de plus pour lire celui-ci.T'as pas donné dans le commercial toi fut une époque...? ;o)

freesia 09/01/2007 22:16

c'est celui qui dit qui y est ! ;-)
 
contente de te "revoir"

Zab 09/01/2007 21:44

J'avais bien aimé "la mémoire des murs", ton article est un argument de plus qui me donne envie de lire celui-ci.

freesia 09/01/2007 22:15

fonce, ma cocotte!
je vais te mettre dans mes liens!
biz

Tatiana 03/01/2007 16:51

dear Funlili :)
quelle superbe critique ! tu me touches et tu me mets en joie. merci pour cette lecture...MOKA me semble bien loin maintenant, et cela me fait tres plaisir de le retrouver ainsi à travers toi.
on se voit à Montaigu  au printemps ! :)))
amitiés et bises
T :)
 
Ps ma fille s'appelle Charlotte ! ;)

freesia 03/01/2007 18:00

oui je me souviens du prénom de ta fille et je me demandais s'il y avait un rapport avec la chanson des Cure  ;-)
biz