2069 d'Arco Renz

Publié le par freesia

Honne Dohrmann l'avait dit : on ne peut pas aimer les trois pièces de Triple Bill ! L'une d'elles sera forcément préférée. Pour moi, 2069 d'Arco Renz fait la différence. Peut-être parce qu'elle a la chance de débuter la soirée.

Mais les coupures lumières brutales sur un mouvement en cours y ont contribué également. Une ambiance étrange est instaurée par cette scène couverte intégralement d'un tapis blanc de fausse fourrure façon descente de lit. Les danseurs apparaissent ponctuellement seul ou à plusieurs pour évoluer très brièvement. Découpage en séquences. Danse précise et technique. Celle-ci se stoppe totalement, puis se métamorphose en lenteur infinie de mouvements minimalistes pour finir, au même rythme, en amas évocateur des années "Make love not war". Les costumes blancs tranchent avec cette époque et offrent une unité esthétique chère au chorégraphe formé notamment à l'école créée par Anne Teresa De Keersmaeker.

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Publié dans Effervescence

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