Expo photos
du 15 mai au 15 juin2008 Atelier Sablereau 10, rue du Vieux Couvent 85600Montaigu tél.02 51 94 11 21
Avis
Je suis à la recherche de danseurs et chorégraphes qui accepteraient que j'assiste à leurs répétitions afin d'effectuer un travail photo (sans flash) sur le
mouvement. Mon contact se trouve tout en bas de la page. Merci !
Au Quatrain à Haute-Goulaine le 11 avril, leBallet de Lorraineproposait un historique de la danse contemporaine. Une heure et demie ne
pouvait évidemment suffire à tout relater, il fallait donc procéder à un choix. Le public put donc découvrir deux pièces de trois minutes d'Isadora Duncan, Lamentation de Martha Graham,
Une danse blanche avec Eliane de Dominique Bagouet, Two de Russell Maliphant et un duo de Christophe Béranger. La deuxième partie était consacrée à la Jeanne d'Arc de
Joëlle Bouvier.
Je regrette que le nom des interprètes n'aient pas été mentionné.
Avec La mère d'Isadora Duncan, c'est tout le naturel du corps drapé dans une robe à la grecque qui surgit. Une danse épurée, où tout se joue sur une diagonale : celle de la vie. Lenteur et
importance du geste presque théâtralisé. Et l'on réalise que le corps d'une femme est gracieux par nature. Lamentation deGrahammet en scène une danseuse glissée dans un tube de tissu, assise sur un banc. Jamais on ne verra son visage car elle incarne la peine elle-même, jouant des
contorsions de son buste, des imbrications entre ses membres, et des différentes mises en place du tissu.
Le duo deBagouetréveille. Un accordéoniste sur la scène, un danseur comme mu par la musique entraînante. Connivence entre les deux, gaîté, énergie. Two deMaliphantinstalle une danseuse en avant-scène, cloitrée dans un carré lumineux figuré sur le sol, le rai de lumière à son aplomb. Le rythme de la musique engendre une
montée en puissance du mouvement. La rapidité finale des bras et jambes génère un effet visuel épatant. La suite de mouvements campe la danseuse sur ses jambes et donne quasiment un pouvoir
d'attraction à son dos qui est constamment imposé au spectateur.
La démarche est réellement intéressante car, même si l'on a entendu parler d'une Duncan ou d'une Graham, on s'imagine mal les chorégraphies maintes fois décrites. Un livre vivant tel celui que nous
propose le Ballet de Lorraine est indispensable à la compréhension, la transmission et la connaissance de la danse à travers les décennies.
Une mention toute particulière pour l'interprète de Two qui m'a subjuguée. Il faut dire que les créations de Russell Maliphant m'enthousiasment. Je vous invite à voir Two interprété par
Sylvie Guillemici.
Enfin avecJoëlle Bouvieron retrouve un extrait de Jeanne d'Arc, créée en 2003 pour 10 danseurs du Ballet de Lorraine. Beaucoup de mise en scène astucieuse avec plusieurs
planches longues et étroites qui servent tour à tour à cloisonner, à cloîtrer, mais aussi à soutenir lorsqu'il s'agit d'aider la belle à monter ou descendre. Des chorégraphies de groupes, des sons
de feu, de chevaux, de combat. Et finalement peut-être trop de sons.