Embrasés par Claude Brumachon et Benjamin Lamarche

Publié le par freesia

Embrasés est une création de 1999 présentée le 16 janvier à Nantes dans le cadre des Biennales internationales du spectacle. Il s'agit du seul duo mettant en scène Claude Brumachon et Benjamin Lamarche.

Le cadre est sobre : une chaise, un store vénitien, un cintre en fond de scène... et deux anneaux de gymnastique en premier plan. Les deux hommes sont en costume de ville sombres. Leurs visages semblent sévères. L'éclairage donne une ambiance plutôt nocturne. Et la musique, ma foi, je ne m'en souviens plus (pardon au créateur). Sans doute ai-je été happée par le dialogue des deux hommes. Leurs corps évoluent comme s'ils se répondaient, se narguaient, se soutenaient. Les énergies sont différentes, complémentaires... Courses, élans, suspensions, chutes : le langage Brumachon-Lamarche est bien là. Avec cette note de douceur en plus, comme une protection. Les mouvements sont vifs, furtifs, puissants voire violents mais le tout est comme enveloppé d'une intention de protéger l'autre. La sensation est difficile à décrire d'autant plus qu'elle n'est pas courante chez le chorégraphe. Est-ce mon imagination ou du duo Brumachon-Lamarche émane un parfum d'évidence. Rien n'est prévisible et pourtant tout est évident.
Les portés sont remarquables ; les anneaux sont l'occasion de voir les choses sous un autre angle...
J'ai découvert une facette de Claude Brumachon que je ne connaissais pas : moins tourmenté plus rassuré. Je me demande  ce qui a engendré l'envie d'interpréter à nouveau ce duo. Et par la même occasion je m'interroge sur l'éventualité qu'il ait été réadapté à la période actuelle.

En tout cas, je salue  la performance des danseurs qui nous font croire qu'ils ont transformé les trente minutes en  trente secondes !

Bravo à Benjamin Lamarche qui avait interprété juste avant Silence avec Julien Grosvalet dont l'interprétation, différente de celle de Vincent blanc, a été convaincante. 

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