Folie pulmonaire du CCNN...

Publié le par freesia

folie.jpg© Laurent Philippe
J'ai eu la chance de pouvoir assister à Folie, une chorégraphie de Claude Brumachon pour 15 danseurs créée en 1989. Cela m'a tout d'abord permis de découvrir une salle, celle de L'Embarcadère à Saint-Sébastien (44) (dommage, je ne rentrais dans aucune case pour bénéficier d'une réduction : rien pour les plus de trente ans ou mères de famille ou les deux!!!!). Il faudrait demander aux danseurs si la scène est particulièrement confortable pour eux ; en tout cas, elle est très sonore, comme dans "l'ancien temps"...
Je souligne au passage que j'ai un projet (une envie depuis quelques mois) qui consisterait à poser cinq questions à des danseurs ou chorégraphes. Le tout serait retransmis via ce blog et permettrait ainsi de connaître le point de vue des principaux concernés. Question d'organisation pour moi... Je vous préviens dès que cela est en place.
Revenons à Folie, cette chorégraphie que l'on pourrait s'amuser à qualifier de furieuse, de contagieuse, mais qui avant tout relève de l'exploit pulmonaire ! Durant 1h15 les quinze danseurs restent constamment présents sur scène et très peu de temps morts leur sont accordés. On en est soi-même à bout de souffle.
Rythmée au départ par une sorte de respiration sonore à l'écho amplifié, la chorégraphie est fluide, calme, lente mais une certaine tension plane déjà. La tension à venir des corps crispés, des muscles contractés, des faces agitées. La tension spirituelle de ce groupe uni autant que désuni, solidaire autant qu'individuel, perdu et pourtant gagnant.
Gagnant car les danseurs atteindront cette lumière à la fin, ils réussiront à méduser le spectateur par leur volonté (folie?), leur acharnement, leur ténacité.
Les styles de musiques varient, les gestes s'accélèrent, les fils conducteurs de Brumachon sont là. Saccades, élans, mimiques.
Le sol poudré d'une poussière  laisse des traces éphémères de ces tourbillons enchaînés pour finalement pigmenter les joues, les mains, les bras de ces danseurs exaltés.  Cette Folie n'était pas oppressante mais plutôt captivante et ces profils restent en mémoire. "Le corps prisonnier de sa propre expression", selon Brumachon, a libéré un excès d'énergie dévoué au mouvement franc, à une danse entière, folle à lier...

Publié dans Danse

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bouillotte 12/10/2007 21:11

OUhhh Brumachon soit on adore soit on peut pas ! Moi c'est une fois sur deux alors j'irais bien voir cette pièce pour savoir!

freesia 12/10/2007 22:42

je ne sais pas si elle sera redonnée cette année. biz