© Ouka Leele/VU. Conception graphique amb/m87 design
Elle s'appelait Sarah, de Tatiana de Rosnay aux éditions Héloïse d'Ormesson.
Les livres de Tatiana se lisent toujours d'un trait. On ne peut pas retrouver un rythme cardiaque normal sinon. La montée en puissance du trouble, des interrogations, des découvertes. La force de ses personnages qui vous pressent les épaules pour vous maintenir à votre siège. La spontanéïté des émotions qui fusent et transpirent des pages jusqu'à vous gifler. Tout y est pour vous surprendre, vous interroger et vous réveiller.
Une petite Sarah qui affronte la pire facette de l'humain. Une petite Sarah qui n'est mue que par la rage de sauver son petit frère. Une petite Sarah, seule, dont les yeux ont photographié l'horreur, l'indiscible, la mort. Une petite Sarah, seule.
En écho, Julia, en ce début de XXIe siècle, se voit un peu par hasard emportée par cette page de l'Histoire, si moche, si tue, si oubliée. Ses propres sentiments de femme, de mère, de bien portante la font jouer à cette marelle qui aboutit à un secret de famille lié à ces horreurs, ce "vent printanier", à cette rafle de familles entières orchestrée par la police française. Que fait une famille lorqu'un secret explose au grand jour ? Qui fait l'autruche ? Qui répare ? Qui est acteur de l'équilibre futur ?
Sans doute une femme qui ne joue aucun jeu, qui est vraie, qui reste honnête avec elle-même...
Tatiana, les femmes ont-elles toutes cette force qui se dégage de tes héroïnes ?
Il est des livres qu'on aime, il en est d'autres qu'on oublie. Elle s'appelait Sarah est de ceux qui marquent à jamais. De ceux que je veux transmettre à mes enfants pour que les miens "n'oublient pas" Sarah ni les autres, pour qu'ils sachent la noblesse de la compassion et qu'ils comprennent l'obligation de garder les yeux ouverts.
Quatrième de couverture :
Paris 2002. Julia Jarmond, journaliste américaine, est chargée de couvrir la commémoration du Vél d'Hiv. Découvrant avec horreur le calvaire de ces familles juives qui furent déportées à Auschwitz, elle s'attache en particulier au destin de Sarah et mène l'enquête jusqu'au bout au péril de ce qu'elle a de plus cher.
Paris.16 juillet 1942. À l'aube, la police française fait irruption dans un appartement du Marais. Paniqué, le petit Michel se cache dans un placard. Pour le protéger, sa grande soeur l'enferme et emporte la clef, en lui promettant de revenir. Mais elle fait partie des quatre mille enfants raflés ce jour-là.
Cliquez sur la photo !
ajouter un commentaire commentaires (6) créer un trackback recommander




© Marion Janin

